Lundi 27 avril 1 27 /04 /Avr 22:01

        Départ le samedi matin pour Chasse s/ Rhône. Un peu de stress, hâte d'y être aussi. On embarque, direction Carces après plus de 4h de route. Ca discute des souvenirs des années minimes, des courses, des coureurs. Le stress s'en va vite et le groupe se forme vite avec Valentin, Benoit, Romain et Amandin. Super ambiance tout au long des 2 jours. On fait 30 bornes tranquille le samedi, deux tours de circuit. Il pue. On fera avec. Et encore pour le moment il fait beau...
        Le temps passe lentement pendant l'aprem, on regarde les supers magazines "Femina" et "Picsou" chaleureusement mis à la disposition des clients, on va zoner dans Carces mais on en fait vite le tour, on regarde les voitures passer... Le soir, on a droit à nos 40g de pâtes, super ! Le groupe est vraiment soudé et l'ambiance excellente, on ressort le soir, on découvre les motos de Carces, ses fruits, ses racailles... D'ailleurs on me dit dans l'oreillette que les oreilles de quelqu'un doivent un peu siffler ?? (lol)
        Le landemain matin, il ne pleut pas encore mais le ciel est cette fois bien menaçant... On va faire 15km, hereusement que je suis remonté chercher une veste. Il pleut des cordes, on est trempé. Le cuissard est flingué, les chaussures, les jambières... Bref l'aprem il pleut encore plus et on a pas trop envie de sortir de la voiture...
        On est les premiers à passer à la présentation des équipes, le speaker était trop fort ! Il connaissait même Romain ça veut tout dire (lol) et Amandin a droit a son interview...

        On se cale au départ, 3e ligne, pas mal... Les mecs de devant n'ont plus que des épeingles sur les poches, y'a des bouts de dossards qui volent, c'est du grand n'importe quoi ^^ Et tout le monde se cale devant la ligne donc on se fait rouler =s
         Direct je me replace devant en sautant entre les vagues. Je suis carrément en première ligne, de toute façon ça avance pas... On tourne à droite sur une route pourrie et 4 gars de la loire se mettent devant, Avenel part et ils bloquent plus ou moins... De toute façon tout le monde avait compris que ce n'était pas sérieux et il ne fera que 3km devant. Et là, paf, je déraille d'un coup, pas compris ! Tout le monde me passe, je vois Valentin qui me regarde d'un air dépité, ça commence mal... Miracle, la chaîne finit par remonter. Je me replace tout de suite. Virage à droite, on retrouve la nationale, ça relance d'autant plus fort que je suis derrière. Ca fait mal, je suis dans le vent. Par chance ça ralentit un peu et je remonte sans trop de problèmes. Je vois Quentin Charles attaquer, prenant en chasse quelqu'un des Bouches du Rhône. Coures d'équipe oblige, je me mets a bloc et ne pense à rien d'autre que de revenir sur lui. Amandin relaye tout de suite et ça passe bien. Un troisième coureur roule avec nous et Quentin Charles est revu un peu avant la bosse. J'en ai fait beaucoup, je suis fatigué, c'est dur de récupérer quand l'effort est toujours intense. Pas le choix pourtant, la bosse arrive. Je me cale à gauche et bloque la file. Dans les 500 derniers mètres, je repasse devant, je suis dans les 10 premiers, ça monte à bloc, je reste devant en haut avec un peu de mal mais j'y suis. Derrière il y a quelques petites cassures. On a de la buée partout sur les lunettes. 46*14 dans la descente, moulinette à fond. Surtout ne pas laisser de trou. Logique, personne ne roule, tout rentre. On est 80... Un peu plus loin, un gars de la loire pose une mine. Je crois que Turel y va tout de suite. Peters joue le chien de garde et saute sur l'occasoin. Un gars de l'ain réagit un peu en retard et ne rebouchera pas le trou. C'est déjà plus sérieux. J'en ai déjà beaucoup donné tout à l'heure, et l'isère casse le rythme. Ca se regarde. Le gars de l'ain ne tiendra pas longtemps en chasse-patate, ça roule par intermittence. Le gars de la loire ne supportera pas la cadence infernale de Peters et explose dans un faux-plat. Malgré les attaques incessantes, Peters ne sera revu qu'en haut de la seconde bosse. Deuxième épreuve de placement. Ca frotte beaucoup. Même tactique : file de gauche. Le virage du pont se passe à merveille, je gratte des places en passant à l'extérieur. encore dans les 10 premiers. Amandin passe 4e ; il y avait des points pour les trois premiers... Même scénario, ça se regarde. Toujours compact en bas de la descente. Je bois un coup, mon bidon se barre. Et merde. Je ne me rapelle plus trop dans quel ordre les choses se sont passées. Quentin Charles est sorti seul au niveau du faux-plat après Montfort. Théo Guillaume l'imite. L'isère saute dans les roues, notemment Chamerat et Peters. Ils ne sont que 4 mais ça leur suffit. Le schéma sera le même pour la bosse et les faux-plats descendants. Je suis devant. Pas encore complètement mort, mais un peu entamé. Quentin Charles, malchanceux, crève... On lui annonçait 1'15 d'avance ! Dans la partie où la route ne rend pas, un groupe se forme. Benoit y va. Moi aussi un peu plus tard. Je rentre dans la roue d'un sudiste, à fond. Echappée royale : Charles, Todeschini, Rolland je crois, Benoit, Lemaitre... On fait un gros kilomètre devant, ça se méfie trop. C'était trop beau pour être vrai. J'ai du mal à me recaler dans les roues mais ça le fait. Todeschini, discret, essaie de sortir. Il a la pancarte. Chamerat contre. Ca revient avec un peu plus de mal. Peters finit le travail d'équipe. Il s'envole seul. Le tour d'après sera cadenassé. Une moto a failli faire tomber un coureur ! Il y a des voitures arrêtées sur les bas-côtés, jusqu'à un camion au milieu de la route... Je cherche des yeux les autres. Romain, que je n'avais pas vu depuis longtemps, est encore là. Valentin aussi, bien placé, mais moins bien que Benoit et Amandin qui sont toujours devant. Clément reste dans les roues et est vigilant. Le compte est bon. Je passe à nouveau la bosse avec les premiers. Clément pose une mine sur la fin de la bosse et essaie de sortir seul, ça revient à l'arrache, je suis plutôt bien et même bien placé. Amandin contre très fort, mais manque de réussite, ça finit par revenir. C'est le moment de tenter ma chance. Je suis un peu court et on se méfie de nous. Je ne peux pas sortir seul. C'est le dernier tour, je me rapelle de ce que je m'étais promis. Ma meilleure chance est dans la bosse, il faut que j'arrive frais. Dès les 8 derniers kilomètres, je suis ultra concentré. J'ai ma place fétiche, à gauche. Quelques kamikazes essaient de m'en déloger, je m'en tire bien. Sous la flamme rouge, je suis dans les 10. C'est parfait. Je commence à produire mon effort pour me remettre dans les 3 premiers. C'est ça où rien. Malhereusement, ce sera rien. Une grosse vague arrive de la gauche et m'enferme. Ca frotte à mort. je reste autour de la 25e place, je dois pouvoir en gratter une dizaine au sprint, c'est pas perdu. Pas encore... A coté de moi ça frotte beaucoup. Un peu trop. Vlam, un vélo se cale en travers de ma route. Je freine et tombe sur le trottoir à l'arrêt. MERDE. Quentin Charles est par terre à côté de moi. Plusieurs sont gênés par cette chute. Pas de mal, juste une grosse déception. Je ne peux plus rien faire. A défaut d'une place dans les 20, je suis 61e. A y regarder de plus près, c'est pas grave. Ca fait mal, c'est tout. 
        Maigre consolation sur le coup, on apprend qu'on termine premiers par équipe. Amandin et Benoit finissent 11 et 12, Clément 6. En fait c'est énorme ! C'est sur le collectiff qu'on a un truc à jouer. En fait, à y regarder de plus près, ma journée est une réussite. Je partais avec l'ambition d'apprendre et de rouler pour et avec l'équipe, c'est fait. On a une place de leader à défendre. En espérant d'être de la partie à Cize.

Tom

Par sisbos
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Lundi 20 avril 1 20 /04 /Avr 22:54

           Après une semaine dans le sud avec vraiment une forme de merde, j'ai laissé mon vélo au garage 8 jours pour une vélo peugeot des années 80... J'suis rentré dimanche midi donc impossible d'aller à St Bonnet de Mure ni Jarrie, direction Macon donc.

          Circuit classique de 3.7km, 15 tours : faux-plat descendant vent de face, petite bosse vent de dos... Qui se passait à 35 sans problème. 200m de plat et arrivée. Pas vraiment de niveau, je pars pour gagner. Pour ça : pas 36 solutions. L'année dernière chaque attaque ou presque payait et ça arrivait un par un devant le peloton. Il va donc falloir être dans tous les coups au départ, pour prendre la première qui partira.
          Je suis hyper vigilant et toujours placé devant. On évite la chute, on évite de se faire surprendre. Deux rigolos posent un sac un peu avant la bosse, je reviens au train assis dès le pied de la bosse. Je la monte à un bon petit rythme en restant vigilant, encore très facile. Rien ce tour-ci. J'attendais un bellevilois forcément, c'est Hugo Gandelin qui posera la première dans le 2e tour. Direct dans la roue. Un peu de mal à revenir mais j'y arrive, le trou se creuse vite, je relaye mais je suis à bloc. Il m'a plutôt l'air costaud, de niveau à peu près égal, c'est bon signe. On s'entend bien et ça ne reviendra pas. Au 3e tour on se retourne et le peloton est en bas de la bosse pendant qu'on est en haut, au 4e il est tout au fond, au 5e il n'est plus du tout. Je commence presque à m'ennuyer. L'acide lactique est vite monté et ne veut pas redescendre, pas un instant de répit, je suis complètement à fond au moins pendant 3 tours. Vers le 5e ou 6e tour, Gandelin ralentit un peu, je passe de plus en plus et je suis de mieux en mieux. J'ai même peur qu'on aille pas assez vite. Peut-être que c'était le cas. J'apprends que Colvray est sorti seul. Je me retourne de temps en temps : effectivement, y'a un point blanc au fond qui se rapproche vite, très vite. En trois tours, il a bouché la minute quinze qui nous séparaient, seul. Il passe en injection à gauche. je suis surpris, un temps de retard mais vite dans la roue quand même. Ok, maintenant qu'ils sont deux, va falloir être vigilant.
        Les relais sont de plus en plus courts. Colvray joue nettement au bluff, il passe peu et pas longtemps. Gandelin se dévoue. Moi, je reste neutre. Je n'ai rien d'autre à faire que ma part de boulot. Je risque pas de me faire oublier mais au moins, être discret.
          3 tours de l'arrivée. L'entraîneur de Belleville va prononcez une phrase qui va changer le cours de la course : "attaquez-le chacun votre tour !" Evidemment je le comprends, mais bon, je vais être obligé de me défendre et j'aime pas ça. Une attaque de Gandelin, je saute dans la coue. Un contre de Colvray, idem. Gandelin en remet une autre. On a déjà tous un peu plus de mal mais y'a pas d'autre choix. Colvray retente une 2e fois. J'y fais encore à l'arrache. Gandelin aurait bien aimé en mettre une 3e mais il ne peut plus.
          Un petit moment de calme. On ne peut pas dire que ça se réorganise mais c'est déjà moins le bordel. Toujours la même chose à faire : être discret. J'aurais bien ralenti le groupe pour les mettre sous la pression du peloton mais Depardon est sorti derrière. Ils sont partout ! Autre tactique à envisager : les contrer quand ils ont fini leurs attaques à la chaîne, mais plus facile à dire qu'à faire. Et eux ne risquent pas de se regarder donc c'est mort. Non, faut arriver au sprint, pas d'autre solution. Donc, à chaque fois qu'ils recommencent à attaquer, je contiens. Je sautre un ou deux relais dans la bosse quand c'est plus dangereux. Et le dernier tour arrive.
          En bas du faux-plat, je me déconcentre un court instant. Gandelin attaque à un endroit où il l'avait déjà fait, pas forcément le plus intelligent d'ailleurs. Pourtant, il creuse un petit trou. Pas grand et je suis vite dans la roue mais c'est pas génial pour le sprint qui arrive très vite. La tactique était prévisible : Gandelin part, Colvray ne regarde que ma roue, je suis derrière lui, pas de souci. Y'a plus qu'à voire Colvray passer à gauche. Mais Gandelin se relève juste avant que Colvray parte, je donne un coup de frein (utile ou pas utile ? J'en sais rien) et evidemment, c'est là que Colvray passe en trombe à gauche. Il creuse vite 10m avec l'écart de vitesse, j'arrive à le stabiliser quelques secondes puis je ne peux plus rien faire de plus. Lui a encore de quoi maintenir l'allure jusqu'à l'arrivée, moi pas... Je passe la ligne en roue libre. Pas mal. Mouais... Mais aurai-je pu faire mieux...

1. Amandin COLVRAY
2. Tom BOSSIS +6"
3. Hugo GANDELIN +11"
4. Cédric DEPARDON + 1'
5. Damien CHARREYRON +1'30"

          Dimanche, ça sera un autre monde. Rendez-vous à Carces dans le var pour la première manche interrégion sud-est. Je vais pouvoir me frotter au haut niveau national, pas d'objectif particulier et on fera au feeling. De toute façon, c'est pas cette année que c'est important, c'est l'année prochaine. En plus c'est tout plat, donc à mon avis je vais pas beaucoup lever la tête du guidon. Pas là pour faire de la figuration quand même, pas là pour faire un résultat non plus.


Par sisbos
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Vendredi 10 avril 5 10 /04 /Avr 15:22

          Rendez-vous avec toute l'école de vélo du club jusqu'aux juniors à Vaulx en Velin dans une zone industrielle... Au moins c'est pas dangereux mais par contre tu peux pas faire plus plat...

          Déjà, une bonne note avec la 12e place d'Elouan en minime sur 25 partants, il arrive avec le peloton pour sa première course chose que moi-même en minime 1 j'ai jamais fait... Bon evidemment il est un peu dispersé puisque il menait quasi le peloton a chaque fois puis payait ses efforts, mais j'étais comme ça aussi, c'est hyper formateur et puis il aura toute l'année prochaine pour gagner... Bravo à toi champion !

          Ensuite, Pierre en junior qui a subi une course particulièrement aléatoire, sans domination ; quatre hommes partent avant qu'il ne fasse de même, seul, à 5 tours de l'arrivée. Dommage tu méritais mieux mais bon...

          Entre juniors et cadets, il y avait nous... Je fais le départ comme prévu mais avec une cale morte, donc fallait partir sans accoup et c'est hyper dur ^^ Du coup je suis parti au bout de 100m et non pas au vrai départ... Je ne fais qu'un tour et demi devant, relayé par un coureur de Vaulx-en-Velin que j'étais bien content de retrouver ici. On est revus peu de temps après. Ensuite Clément essaye de partir deux ou trois fois, la dernière c'est moi qui ramène et ça contre direct avec Steve Arbault, Romain, Valentin Senty, Benoit Enaud et Mehdi Perrier qui va sauter peu de temps ensuite. Clément piégé puisqu'il venait de partir, moi j'ai pas vraiment d'excuse... Il se sert de l'excuse de Medhi pour ne pas rouler, jusqu'à ce que celui-ci craque complètement. Il essaye alors de partir 2 ou 3 fois par tour et, à force, y parvient. Il revient même sur le groupe de chasse puisque devant Arbault et Senty sont partis à deux. De notre côté, c'est assez désordonné. Thibaud, qui a résisté aux 6 premiers tours à plus de 42 de moyenne, essaie d'organiser un semblant de poursuite, d'ailleurs en passant bravo à toi t'as réussi a canaliser tes pulsions de marlou, sauf qu'au fil des relais Mathias Gathier essaie de casser le rythme donc ça s'organise pas. A 3 ou 4 tours de la fin, un coureur de Vaulx chute juste devant moi. Je reclipe direct et attaque une première fois, je déchausse evidemment, je la refais une autre fois et je pars pour un demi tour, impossible de creuser un plus grand trou et derrière c'est Quentin qui ramène. Dans le dernier tour on arrive à partir à nouvent avec Quentin et Medhi, qui sur un relais nous fait péter tous les deux... Quentin donne tout pour limiter les dégats, moi dans la roue. Je le passe à 50m de la ligne... On est quitte ^^ 8)

          Je sais pas ce que Thibaud avait mangé ce jour-là mais il termine 12e, avec le pneu à plat, la classe... Je m'en tire bien avec la place officieuse de 1er cadet 1, Thibaud avec la 3e. Au final respectivement 9 et 12. C'était trop dur, vivement la bosse, mais putain qu'est-ce que j'ai été foutre sur un vire vire tout plat ??
        La revanche sera à Macon dans deux semaines. En attendant j'ai goûté aux pentes du Faron, c'est assez énorme même si c'est toujours dur de trouver le temps de rouler pendant les vacances...

Voilà ; vidéo des benjamins, mnimes et cadets à venir si j'ai le temps ; surement à la rentrée.

Par sisbos
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Dimanche 29 mars 7 29 /03 /Mars 22:16

        Beaucoup de vent et gros niveau régional au départ de cette course. Le circuit faisait presque 8km à parcourir 7 fois, avec une grosse quinzaine de dos d'ânes en 2km (un bel exemple à 80m de l'arrivée). Au départ ne manquaient à l'appel parmi les meilleurs que Quentin Charles, Kévin Bouvard ou Amandin Colvray.

        La course est partie assez vite avec un départ fictif vite oublié ; devant Eric Fay ou Guerric posaient déjà leurs petites mines habituelles. Même Chamerat avec qui je n'avais pas couru depuis 8 mois a essayé de partir, j'ai direct pris sa roue mais il ne m'a même pas suivi... Flemme ?
        En haut de la bosse ça bataille déjà pour le classement par points, Peters et Venturini ne lachent pas les premiers postes. A chaque tour, c'est la même musique : entre Suchet, Enaud, Fay, Guerric, Seigle ou Pagliarella, les attaques n'ont pas cessé. C'est à trois tours de l'arrivée que, après un long round d'observation, je pars seul. Derrière soit on ne se méfie pas, soit on est surpris, mais je pencherais plutôt pour la première solution... Mais je ne ferai que 3km, j'en ai gardé un peu car la bosse arrive et que je sens que je vais la regretter cette attaque...
        En effet Fay revient sur moi à mi-bosse, j'accroche la roue 30m, puis plus rien. Le peloton me passe comme d'habitude quand on explose, c'est à dire deux fois plus vite et tu ne peux rien faire. Devant c'est en file indienne et je suis loin de la tête, ça ne se relève pas : merde. Forcément, à un moment, ça pète et je suis piégé. A droite, Chamerat passe en trombe. J'aurais bien aimé faire comme lui, mais je n'en ai pas les moyens. On roule comme on peut, c'est à dire mal. je prends d'abord de gros relais puis je laisse un peu plus faire quand la bosse arrive. Avec moi, il y a Seigle, Bouy, Jury ou Breysse ; pas de gros favori de piégé. Je m'en veux à mort de cette attaque inutile... Et on n'a même plus de point de mire. Dans la bosse, j'accélère, il n'y a personne dans la roue. En plus de ça, je suis probablement le plus costaud du groupe ? Dans une portoin vent de dos après le secteur d'arrivée, j'attaque. Ca m'engueule, ils n'ont pas tord. Je fais un ou deux km seul, ça revient petit à petit. Mais devant, le peloton n'est pas si loin que ça, alors dès que je suis repris, j'embraye et emmène tout le monde dans ma roue, ça suit bien, un coureur de la Motte Servolex me ramène sur le paquet. Incroyable ! Bon, je suis derrière, je suis éprouvé mais les cartes sont presque redistribuées.
        Dernier problème : je suis enfermé. Cool, ça attaque ! je vais peut-être profiter d'une vague. Bof : ça part, personne ne fait vraiment l'effort. Pas de vague. C'est Pagliarella, imité bientôt par un coureur de C2S. Gros vide. Venturini se met devant et imprime un petit rythme en se retournant... Chamerat passe à gauche. On arrive en bas de la bosse, au début des chicanes. Chamerat passe à gauche de la chaussée et ça prend sa roue. Vague. Tout de suite, je me jette à droite. J'ai la corde. Virage à droite au rond-point, Chamerat reprend la gauche de la route, Todeschini dans la roue. Venturini lance le sprint à droite, je suis dans sa roue, Enaud à côté. Parfait. Il craque, nickel. Je le passe à gauche. Todeschini surgit de l'autre côté devant moi...


1. Hugo DE THIERSANT (C2S), C1
2. Fabien PAGLIARELLA (CCIC), C2 à 0"
3. Alexis TODESCHINI (C2S), C2 à 14"
4. Tom BOSSIS (ECPB), C1 à 14"
5. Clément VENTURINI (VCLVV), C2 à 14"
...

Par sisbos
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Dimanche 22 mars 7 22 /03 /Mars 18:26

        Aujourd'hui, pas de pression, si ce n'est essayer de prouver à tout le monde que ma victoire à St Romain n'était pas un coup de chance... On est une trentaine au départ, d'un peu partout de l'est du comité et de provence. Le circuit est un triangle avec l'arrivée au milieu de sa base, d'1km de long. La première ligne droite va vite avec vent de dos, ensuite il ya un rond point où on tourne à droite sur un long virage plongeant, seconde ligne droite avec cette fois vent de trois quarts face, un virage à droite, un coup de cul très court et 100m jusqu'à la ligne de plat. Un circuit pour gros gabarit. C'était une course aux points donc tous les 5 tours impairs les trois premiers gagnaient 5, 3 et 1 ; les tours pairs 10, 6 et 2. Au total, 50 tours sont à couvrir.

        Le départ est assez rapide et les attaques se succèdent sans interruption. Je suis devant car je me méfie beaucoup, mais les jambes ne répondent qu'à moitié. Au 3e tour environ je suis Guerric qui contre et on fait un petit trou, mais on s'organise mal, on reste sur la réserve et on est revu en haut de la bosse. C'est d'ailleurs lui qui sera le premier à arriver à partir, dès qu'il a 50m, Tain bloque tout. Un mec de Bourg lès valence que j'avais jamais vu partira aux alentours du 15e tour suivi un ou deux tours après par un gars de Pont St Esprit. Pour le moment, je n'ai aucun point, j'ai posé deux ou trois mines mais rien n'est parti de mon côté, bref, un échec.
        Pour les tours suivants je reste plus ou moins en retrait. j'essaie une autre stratégie. Je ne sais pas vraiment si je peux encore récupérer des points vu qu'il y a déjà trois gars devant, je ne le sais toujours pas d'ailleurs. Puis, sur une énième attaque, j'arrive enfin à partir. Seulement, Enaud, Latour et Ferragne l'ont fait avant moi. Dans ma roue, j'emmêne les battus : Desfonds pas en forme en ce moment, Mézange qui n'a pas réussi à partir, Fay qui a tenté lui aussi sa chance une bonne quinzaine de fois mais toujours revu, et un gars avec un maillot Leclerc qui venait du sud. Aux alentours du 30e tour l'homme de tête, le type de Pont St Esprit nous rattrappe, il fait la majorité du boulot mais ralentit le rythme du groupe, il a l'air éprouvé. Je me dévoue plusieurs fois pour prendre le relais mais je ne suis pas suivi. On reprend tout de même Turel qui était parti entre temps. Il attaque une première fois, je fais l'effort, je ramène les autres. Desfonds accuse le coup et lâche. On rattrape cette fois Ferragne et Latour, mais moi, c'est Guerric qui m'intéresse. Je continue à rouler et Turel pose deux ou trois sacs à nouveau. Mezange essaie de m'aider un peu mais il est juste, je suis de mieux en mieux. La cloche (euh trompette plutôt ?) sonne le dernier tour et Turel pose une dernière mine au même endroit qu'habituellement. Je mets un peu plus de temps à réagir, mais cette fois le fais plus franchement. Je lui prends un gros relais sur la partie vent de face, on a fit un petit trou, puis je tergiverse un peu, erreur. Je passe la bosse d'abord pas à fond puis quand je vois que ça fait le sprint je me mets à bloc, trop tard malhereusement, je fais 3 du groupe et donc 6 de la course, or c'était une course aux points, chose que j'avais quasiment oublié. Je ne sais donc toujours pas à l'heure actuelle ce qu'il en est de mon classement.

        Dégouté pour Max qui se prend un terre-plein au premier tour. Pas trop de dégats mais il avait de quoi tenir au moins le second peloton pas mal de temps. Et désolé aussi pour la qualité de la photo, jene peux rien faire de mieux...

1. Axel MILLA
2. Guerric GSELL
...
?

        Après la course, on a foncé à Chuzelles pour voir l'arrivée de Pierre... Et on a failli le louper de peu puisque la cloche sonne le dernier tour quand on arrive. Il est encore dans le paquet. Dernier tour, il les atomise au sprint ! Il nous étonnera toujours celui-la...

Par sisbos
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